Demo · Duke Ellington

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Notes de programme

L’histoire

Edward Kennedy « Duke » Ellington (1899-1974) est né à Washington et a appris son métier au piano, dans les cafés où l’on jouait du ragtime. Il arrive à New York en 1923 et, de 1927 à 1931, dirige l’orchestre maison du Cotton Club, à Harlem, retransmis à la radio dans toute l’Amérique soir après soir.

Il écrivait pour les musiciens qu’il avait devant lui, pas pour un pupitre : le growl d’une trompette, la soie de l’alto de Johnny Hodges, le baryton de Harry Carney au fond de chaque accord. En 1939, Billy Strayhorn le rejoint et, pendant près de trente ans, ils écrivent à quatre mains ; le Take the “A” Train de Strayhorn devient l’indicatif de l’orchestre.

À Carnegie Hall, en 1943, il joue Black, Brown and Beige, une histoire de l’Amérique noire en musique. À Newport, en 1956, Paul Gonsalves enchaîne vingt-sept chorus de Diminuendo and Crescendo in Blue et le public se lève. Viennent ensuite les suites, de Such Sweet Thunder à la Far East Suite, puis, à partir de 1965, les Concerts sacrés, joués dans les cathédrales.

Il a laissé plus d’un millier de compositions, et disait que son orchestre était son instrument. « Il y a tout simplement deux sortes de musique, écrivait-il en 1962 : la bonne musique, et l’autre. »

Projets

  1. Billy Strayhorn

    Compositeur et arrangeurde 1939 à 1967

    Take the “A” Train, Chelsea Bridge et Lush Life sont de lui.

  2. Johnny Hodges

    Saxophone altode 1928 à 1970

    Il part diriger son propre orchestre de 1951 à 1955, puis revient à la même chaise.

  3. Harry Carney

    Saxophone barytonde 1927 à 1974

    Engagé à dix-sept ans, à Boston, il n’a jamais joué dans un autre orchestre.

  4. Ray Nance

    Trompette, violon et voixde 1940 à 1963

    Le seul violon soliste que l’orchestre ait jamais eu.

  5. Sonny Greer

    Batteriede 1923 à 1951

    Venu de Washington avec lui : le premier batteur de l’orchestre, derrière une batterie montée comme un décor.

  6. Bigard, Webster, Hardwick, Stewart, Jones

    Clarinette, ténor, alto, cornet et trompettede 1940 à 1942

    L’orchestre du début des années quarante ; il écrivait pour chacun d’eux, par son nom.